Communiqué de presse


L’AVREF a pour vocation de venir en aide aux personnes qui ont été victimes d’abus, quelle qu’en soit la nature, dans une communauté religieuse ou une instance ecclésiale.  


Notre association a suivi avec attention les travaux de la récente Assemblée Plénière de l’Épiscopat réuni à Lourdes. Elle prend acte de la sollicitude annoncée par le président de la Conférence des Évêques en faveur des personnes malades ou blessées, mais elle déplore le retard pris à mettre en place un dispositif d’aide aux victimes d’abus sexuels vu l’ampleur du phénomène et les signalements sur ces dérives dont elle s’est fait l’écho répété depuis de longues années.  


Elle déplore également que soient omises les situations dramatiques créées par d’autres types de dérives : abus financiers, fausses guérisons, exorcismes douteux, thérapies douteuses, harcèlements et abus de pouvoir, abus spirituels. Elle insiste sur le fait qu’être victime, c’est se trouver malade ou blessé et qu’à ce titre c’est être en droit de bénéficier d’une attention prioritaire. 

Elle rappelle que les victimes souhaitent une indemnisation, mais recherchent aussi un traitement impartial et indépendant des problèmes personnels causés par ces abus.  Elle propose donc que, parmi les moyens envisagés, il soit fait appel, sans plus attendre, aux ressources disponibles de la société civile que ce soit en matière de soutien psychologique, d’aides à la reconstruction psychologique et de démarches de justice restaurative. 
 
Le Bureau de l’AVREF, 12/11/2024 

 



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